Archives Mensuelles: décembre 2011

La propagation d’une onde

Jean Baptiste est une voix qui crie dans le désert. Voici comment il se définit devant ceux qui, déjà, commencent le procès du Christ. Une voix, une onde qui porte le message d’un autre : celui de Dieu, Verbe fait chair.

Cette Parole, je l’ai parfois accueilli au milieu d’une foule de plus de 2 millions de jeunes. Mais aussi au coeur de tout petits groupes, . Vendredi soir, dans la nuit d’un petit bourg bien calme, nous étions 7 chrétiens, rassemblés dans la salle paroissiale de l’Ange Gardien. Une lumière sur la table, un crayon à la main, et une heure devant nous pour accueillir, méditer, prier, partager cette Parole. Temps de grâce.

Merci Seigneur. L’onde provoquée par Jean le Baptiste n’a pas fini de parcourir la terre !

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Dimanche de la Joie

Bonjour Jean Luc, bonjour à tous

Au cœur de ce temps de l’Avent, ce dimanche est particulier. Dans la tradition de l’Eglise, nous l’appelons le « dimanche de la Joie ». Une des paroles qui sera lue lors des messes, aujourd’hui, vient de l’apôtre Paul : « Soyez toujours dans la joie »

Et quand je pense que certains imaginent qu’être chrétiens, c’est être dans la tristesse ! Bon, c’est vrai que, parfois, lors de certaines célébrations, la joie n’est pas exubérante. Sans doute parce que ceux qui y sont présents sont là avec tout le poids de leurs vies et j’espère bien qu’à défaut d’arriver avec le cœur en joie, ils repartent porteurs de cette joie.

Oui, le message de l’Evangile est un message de joie. Et que l’on soit croyant ou non, c’est bien une de nos aspirations. Il y a ces grandes joies qui marquent des étapes essentielles de nos vies, il y a toutes ces petites joies du quotidien qui nous réconcilient avec la vie, même si on n’est pas franchement fâché avec elle !

Alors je vous propose un petit défi. Nous entrons peu à peu dans une course folle qui nous mène à Noël : il faut penser aux cadeaux, passer chez le traiteur pour préparer le menu, lancer les invitations, et puis quelle tenue je vais porter, je n’ai plus rien à me mettre !!! Oui, une folle course. Alors ce défi, et bien c’est de donner un petit peu de joie chaque jour à quelqu’un que je croise : à la maison, à l’école, au travail, dans les transports, au hasard de mes journée. Essayez, vous verrez que ce n’est pas très compliqué et vous découvrirez (ou redécouvrirez) que de vouloir donner de la joie aux autres, c’est en recevoir encore bien plus pour nous même. Et si c’était cela le bonheur ?

Je vous souhaite une semaine toute remplie de joie ! A dimanche prochain

Imposer les mains

Je rencontre son papa et sa maman au milieu du chantier de la Maison Paroissiale. Le baptême est prévu le lendemain. Timothée a 1 mois et demi. Il est la joie et la fierté de ses parents, il est promesse d’avenir, il est la vie fragile et naissante. Je vais lui imposer les mains au coeur du sacrement du baptême qu’il va recevoir.

Aussitot après, je vais rendre visite à Gaby, 84 ans. Une figure Saint Pairaise, un pilier de la vie paroissiale. Elle est entrain de préparer son grand passage « pas facile de mourir » dira-t-elle à l’une de ses visites. Allongée sur son lit de douleur, elle est promesse de vie éternelle, elle est la vie fragile et renaissante. Là aussi, je vais lui imposer les mains au coeur du sacrement des malades qu’elle désire recevoir. Elle semble dans la paix, prêt à l’ultime rencontre avec le Créateur, Notre Père.

Elle qui fut lumière pour tant et tant : sa famille si nombreuse, en premier lieu, mais aussi les paroissiens et tous ceux qu’elle rencontrait, elle semble s’éteindre tout doucement. C’est ainsi qu’elle est partie la nuit dernière. La petite lumière s’est éteinte, mais nous savons que c’est pour briller à nouveau dans le feu nouveau de la vie éternelle.

A Timothée comme à Gaby, j’aime souhaiter un bon voyage !

Vais-je oser entrer ?

Il est là, errant quelque part sur notre terre Manchoise, avec sa pierre, prêt à la déposer pour la construction de l’édifice.

Au loin, il distingue bien de la lumière et des cris joyeux. Alors il s’approche. Certains sont déjà dans la Maison. La plupart s’y sentent un peu comme chez eux, les derniers arrivés semblent plus intimidés, ne comprenant pas d’emblée tous les codes et les rites de cette famille.

Alors il approche. Il hésite. Il fait deux pas en avant et trois en arrière.

    Vais-je oser entrer ?

    Vais-je être accueilli avec mes doutes et mes inquiétudes ?

    Vont-ils me laisser un peu de place ?

     Accepteront-ils ma pierre ?

Bon, j’y vais. Je franchis la porte. Après tous, je suis un peu comme eux, ceux qui sont déjà entrés, et les autres qui, comme moi sont encore sur le seuil.  J’entre dans cette maison.

Moi aussi aujourd’hui, j’aimerai en être une pierre vivante.